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Poussant au paroxysme sa logique dans tous les secteurs publics : santé, éducation…, l’Etat ne fait pas plus de cas du secteur social, lui aussi soumis au même régime d’austérité budgétaire. Depuis plusieurs semaines, les travailleurs sociaux de différentes structures publiques et  associatives locales alertent sur la gravité de la situation générée par ces baisses constantes de budget alloué aux secteurs social et médico-social, qui affectent leurs conditions de travail et la qualité d’accueil des publics.

L’hébergement d’urgence, l’insertion socioprofessionnelle, sociale et médico-sociale sont ainsi fortement remis en cause, laissant des personnes et des familles en situation de grande précarité sans réponse adéquate et satisfaisante, dans un contexte de dégradation générale des conditions de vie. A Rouen, cela se traduit par la fermeture prévue d’un centre d’hébergement d’urgence, alors qu’un nombre grandissant de personnes, dont des parents avec enfants sont contraints chaque soir de dormir à la rue.

Le Département doit assumer son rôle notamment en ce qui concerne l’hébergement d’urgence. Mais il faut rappeler le rôle prépondérant de l’Etat qui doit octroyer les moyens nécessaires au fonctionnement des structures qui oeuvrent au quotidien auprès de nos concitoyens les plus fragilisés. En effet la politique d’exclusion et de régression du gouvernement actuel porte en premier lieu la responsabilité du développement des situations de précarité. Il est urgent de changer radicalement de politique.

Trbune du groupe – Rouen Mag février 2012

Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche est annoncé à Rouen jeudi prochain pour visiter la résidence étudiante Barbet gérée par le Crous.

Lors de son ouverture, cette résidence sociale a déjà fait l’objet d’une « inauguration » par le Maire de Rouen en présence du secrétaire national de l’UNEF dont l’action au côté des autres organisations étudiantes avait contribuée à porter ce projet de résidence sociale étudiante.

Il est utile de rappeler que la construction de logements sociaux étudiants doit tout à la mobilisation étudiante et à la volonté de la majorité de gauche de la ville.

L’ancienne municipalité de droite et son Maire Pierre Albertini avaient préféré sur le terrain de l’ancienne école d’infirmières soutenir un projet immobilier privé dédié à la défiscalisation plutôt que la réalisation d’une résidence sociale étudiante, pourtant située à proximité de la faculté de droit comme le souhaitaient les organisations syndicales étudiantes.

Depuis 2008 la ville de Rouen est engagée dans une politique dynamique de soutien à la réalisation de logements sociaux étudiants bien intégrés dans la ville afin de rattraper le retard accumulé au regard des besoins de la population étudiante que compte aujourd’hui la ville. Ce sont ainsi plus de 700 logements sociaux étudiants qui seront construits durant le mandat.

Laurent Wauquiez ne nous fera pas oublier qu’il est membre d’un gouvernement incapable de produire une politique du logement étudiant digne de ce nom. Il est le chef de file de la droite antisociale qui stigmatise et multiplie les propositions provocatrices à l’égard des plus démunis, utilisant les arguments les plus populistes.

En tant que Conseiller Municipal délégué au logement social étudiant de la ville de Rouen je ne cautionnerai pas par ma présence la politique et les propos de M. Wauquiez.

Didier CHARTIER

Conseiller municipal délégué au logement social étudiant

Membre du groupe communiste et citoyen

Jean-Luc Mélenchon, candidat du Front de gauche à l’élection présidentielle et Pierre Laurent, secrétaire national du PCF étaient ce vendredi 6 janvier 2012 à Petit-Couronne pour apporter leur soutien aux salariés en lutte de Pétroplus.

Ils étaient aussi entourés de plusieurs dizaines de militants du Front de gauche et de plusieurs candidats aux élections législatives dont Hubert Wulfranc et Hélène Klein, Carine Goupil et Pierre Conil ou bien Sébastien Jumel (ici en photo).

Lors d’une rencontre avec les délégués syndicaux et à l’occasion de l’assemblée générale du personnel, JL Mélenchon a apporté un soutien fort aux salariés et a déploré la décision du groupe Petroplus d’arrêter sa raffinerie de Petit-Couronne justifiée pour des motifs de trésorerie alors qu’elle continue de faire fonctionner d’autres raffineries en Europe. Il a dénoncé le fait que les capacités de raffinage de la France, déjà durement amputées, sont une nouvelle fois prises en otage par les exigences de rentabilité financière.

Il a une nouvelle fois apporté son soutien à cette demande des salariés de saisir l’entreprise et a exigé du gouvernement une action rapide pour relancer immédiatement l’activité à Petit Couronne.

Cet exemple de Petroplus démontre une fois encore à quoi conduisent ces logiques libérales qui en raison de leur soif de profits contribuent à casser l’emploi. La détermination des salariés rejoint celle du Front de gauche : une rupture avec ces logiques financières et l’exigence d’une défense inconditionnelle des richesses industrielles de notre pays.

Le groupe des élu-es communistes et citoyen de Rouen a pour sa part adressé un message de soutien aux salariés en lutte. A lireICI

Les élu-e-s communistes et citoyens de la ville de Rouen ainsi que la section de Rouen du PCF apportent tout leur soutien à la lutte en cours des salariés de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne pour la sauvegarde de leur unité de production menacée de fermeture.

Alors que le nombre de chômeurs atteint en ce début d’année des records, ce sont 550 emplois directs et plusieurs milliers d’emplois indirects qui sont menacés par la décision de Petroplus de suspendre l’activité de la raffinerie. C’est inacceptable.

Une fois de plus, l’activité de raffinage pâtit des exigences de rentabilités financières et du désengagement de l’Etat en matière d’industrialisation en France. Ce ne sont pas les besoins qui manquent, comme l’indique l’activité d’importation de produits raffinés, ni les projets de développement tels que ceux proposés par les salariés, qui permettraient au site de Petit-Couronne de diversifier son activité et d’augmenter sa rentabilité.

Il est temps que chacun prenne ses responsabilités et en particulier l’Etat, dans la recherche d’un repreneur comme le préconise l’intersyndicale, et jusqu’à la saisie de l’entreprise par l’Etat si le désengagement de Petroplus se confirmait.

Par ailleurs, la création d’un pôle public de l’énergie doit permettre de sortir l’activité de production et de distribution des biens énergétiques de la main-mise de la finance, pour répondre aux besoins industriels et domestiques de notre pays.

Nous adressons nos meilleurs vœux aux rouennaises et aux rouennais pour cette nouvelle année, qu’elle soit synonyme pour chacune et chacun d’espoirs, de mobilisations et de progrès communs.

Malgré un contexte difficile, amplifié par une politique gouvernementale qui ne fait qu’aggraver la situation des uns et des autres, nous souhaitons pour 2012 un nouveau départ pour notre ville comme pour notre pays, avec l’ambition de placer l’humain au centre des préoccupations plutôt que la finance et le bien être des plus riches.

Ce n’est pas au peuple de payer la crise. Nous avons la volonté d’exiger et d’imposer d’autres logiques que celles de la rigueur et d’une taxation permanente de la population tandis que les grands patrons du CAC 40 s’enrichissent de façon continuelle.

L’argent existe pour renflouer les banques, pour les guerres en Afghanistan ou bien en Lybie, pourquoi n’existerait-il pas pour nos services publics, pour relancer l’activité économique et  créer des emplois ? En 2012, finissons en avec l’austérité qui aggrave la crise !

Avec le Front de gauche et ses candidats : Jean-Luc Mélenchon pour l’élection présidentielle, Carine Goupil et Hélène Klein, pour les élections législatives (1ère et 3ème circonscriptions), nous vous invitons à prendre le pouvoir et à imposer le bien-être pour nos vies plutôt que celui des financiers.

Avec le Front de gauche, en 2012 : en avant pour une belle année de progrès !

L’énorme pression exercée aujourd’hui sur les collectivités locales conduit leur étranglement. Cela s’explique par le double effet de l’action gouvernementale et de la gestion de la crise financière.

Nicolas Sarkozy avec l’appui de la BCE et d’Angela Merkel, veut faire croire à un grand sauvetage par l’austérité de la zone Euro et de pays en difficulté, austérité qui serait la seule façon de la gérer la crise économique, financière, sociale et environnementale.

L’effet est redoutable pour notre ville avec la charge d’un lourd emprunt toxique de la Royal Bank of Scotland qui aux conditions actuelles nous entraîne vers une dépense supplémentaire estimé à 1,5 million d’euros sur la seule année 2012. Aberrant ce système libéral qui favorise le capital plutôt que le travail. Il est pour nous fondamental de se déconnecter des marchés financiers.

Les Rouennaises et Rouennais n’ont pas à payer de leurs revenus les intérêts d’emprunt au profit d’une banque qui spécule sur le dos de notre collectivité.

Dans le sens de ce que préconise l’Association nationale des élus communistes et républicains, nous sollicitons donc auprès du Maire un moratoire sur le paiement des intérêts des emprunts toxiques de la ville.

Car il ne faut pas aller chercher bien loin pour en être convaincu : l’austérité ne règlera en rien la crise. Au contraire en conduisant à la récession, elle nous y enfoncera toujours plus.

Il faut des changements en profondeur. Dès aujourd’hui nous devons dire notre volonté de faire de la résistance, Nous voulons faire de la politique, de l’économique différemment, avec l’objectif essentiel de répondre en priorité aux besoins humains et non à ceux de la finance !

Nous avons besoin d’un pôle bancaire public qui développe un autre crédit, qui permet des dépenses utiles tant pour les collectivités que pour les entreprises. Une politique de crédit sélectif tourné vers les investissements qui favorisent l’emploi, la formation, la recherche et le social…Cette idée portée par le Front de gauche est le fruit de la convergence des préoccupations des salariés des institutions et des acteurs du mouvement social et politique. On peut envisager de cette façon de reprendre le pouvoir sur les banques ! Notre règle d’or à nous ce ne sont pas les agences de notation, ni l’austérité mais l’Humain d’abord.

Les droits humains, la coopération et la solidarité sont des valeurs que nous défendons. Promouvoir le vivre ensemble, l’intérêt général, le progrès social dans un pays riche comme le nôtre est nécessaire au développement des territoires, au développement humain.

Concernant le volet des recettes. L’impôt est juste quand il pénalise la spéculation financière et quand il favorise le développement social et économique. C’est le sentiment que la contribution fiscale de chacun est équitablement partagée, que personne n’y échappe et que chacun y contribue en fonction de ses moyens.

Dans l’équilibre de nos recettes de fonctionnement, prévoir une grille équilibrée de tarification des repas pris à la cantine par les enfants des familles rouennaises va dans le bon sens. Une tarification sociale c’est juste !

Les conditions de restriction budgétaire dans lesquelles nous développons les politiques publiques ont un impact sur le service public local et sur le personnel territorial. Pour nous c’est une question éthique : nous devons être en mesure d’assurer un climat de confiance, d’ambition des services rendus à la population et non générer de la souffrance, de l’insatisfaction, de la raréfaction des ressources humaines…

Nous notons donc avec satisfaction le maintien des effectifs nécessaires au fonctionnement des services. Cela va dans les sens des revendications légitimes exprimées par les agents, encore dernièrement par ceux des bibliothèques. De la même façon nous soutenons l’engagement de la ville sur la formation des personnels.

Nous veillerons en tout les cas au respect de ces engagements pris. En aucun cas la politique gouvernementale ne doit déteindre sur notre collectivité via une RGPP à la sauce communale.

Après avoir évoqué l’impact sur le personnel, je veux dire aussi combien nos populations vivent des situations de violence où bien souvent les perspectives d’avenir sont extrêmement difficiles.

En direction des habitants, nos dépenses en 2012 seront marquées par des investissements forts, réfléchis, choisis dans des secteurs comme la petite enfance avec la création de crèches auxquelles s’ajoutent un nouveau groupe scolaire sur la rive gauche, des travaux sur les équipements sportifs… Nous soulignons également la politique de développement du logement social soutenant ce droit fondamental.

Des investissements lancés pour rendre notre ville plus agréable à vivre sont à souligner, tels que l’aménagement de la place des Emmurées.

Il y a aussi du positif concernant les efforts faits par  la restauration scolaire en particulier sur l’approvisionnement. Le CCAS mène une politique de soutien aux familles les plus en difficulté, aux personnes en situation d’urgence et la nouvelle résidence est un signe fort d’amélioration en direction des personnes âgées.

Concernant l’agenda 21, les aménagements cyclables très attendus des rouennais marquent une volonté de trouver des alternatives aux déplacements automobiles. Il en est de même à propos de la règlementation de la circulation des poids lourds qui doit nous permettre de mieux vivre et mieux respirer à Rouen.

Pour conclure nous ne cèderons pas à cette asphyxie financière qui pourrait conduire certains à recourir aux options de Partenariat  public-privé ou de Délégation de service public à tout va. Dans le même esprit nous avons exprimé notre désaccord au sujet de ce beau palais des sports financé par de l’argent public et qui se voit nommé par un groupe privé, se transformant ainsi en panneau de publicité.

La maîtrise des finances publiques est une condition majeure de la maîtrise des affaires publiques. Dans cet esprit la lutte contre les inégalités qu’elles soient sociales, territoriales restera notre ligne de conduite pour nous élus communistes et citoyen.

Hélène Klein,  présidente du groupe

L’association “Droit à l’énergie – stop aux coupures Normandie” est intervenue mercredi 14 décembre pour rétablir le courant au domicile d’une retraitée rouennaise, habitant un immeuble “verre et acier”. L’association est intervenue dans une situation d’urgence, aucun rétablissement du courant n’étant possible avant janvier 2012, malgré les démarches de cette personne en lien avec les services sociaux. Cette personne, retraitée, était contrainte de s’éclairer et de chauffer l’eau avec des bougies: cumulus électrique, chauffage électrique, plaques électriques … Le bureau de l’ association a donc décidé de faire intervenir les Robins des Bois dans cette situation d’urgence. En effet, outre la situation de précarité énergétique inacceptable, nous avons tous en mémoire le terrible accident survenu il y a quelques jours dans le Loiret, où un incendie a causé la mort d’une personne dans une situation similaire. L’association rappelle l’incendie qui a récemment, de nouveau, ravagé un immeuble de type ” verre et acier”. Comme le précise les responsables de l’association, il est temps d’extraire le secteur de l’énergie de la loi du marché et qu’une loi soit enfin promulguée pour garantir le droit à l’énergie pour tous en toute sécurité: c’est un droit fondamental!
Didier CHARTIER Conseiller Municipal délégué à lui écrit au  Président de  Rouen Habitat  pour l’alerter sur cette situation et lui demander “ dans le contexte d’incendies dramatiques que l’on à connu ces derniers temps sur les Verres et Acier de solliciter la direction d’EDF afin qu’elle renonce à toute coupure de courant dans les logements dont le chauffage est électrique.  En effet la privation de chauffage et d’électricité en hiver, qui selon moi n’est pas acceptable, risque de conduire à des solutions précaires avec des appareils type Zippo, réchaud à gaz …dont on connait le caractère éminemment dangereux dans ces immeubles.”

 
 
 

L’association des  élus communistes et républicains  appelait les élus à manifester  devant la Préfecture  vendredi 9 décembre pour dénoncer l’étranglement financier des collectivités par la politique  gouvernementale.

Une centaine d’élu(e)s communistes, républicains et progressistes, dont le Président du groupe socialiste de la ville de Rouen étaient présents.

A l’issue de ce rassemblement, une délégation était reçue en Préfecture.

Michel Barrier Président de l’ADECR 76 devait déclarer: 

“A l’heure où nous construisons les budgets pour l’année 2012, chacun constate que l’exercice est de plus en plus difficile, coincés entre les deux mâchoires de l’étau, d’un coté, les besoins sans cesse plus criant des populations, et de l’autre les insuffisances budgétaires ( la réforme de la TP, le gel des dotations d’Etat, les transferts de compétences mal compensés…)

L’exercice de l’équilibre est périlleux ! soit diminuer nos politiques de services publics locaux, ou bien, et même parfois les deux , ou d’augmenter la pression fiscale. Telle n’est pas notre conception de la politique !

Pour nous « la règle d’or » c’est « l’humain d’abord », et nous voulons conduire les politiques dans le respect des engagements pris avec les habitants, et qui permette à chacune et chacun d’entre nous dans nos villages, nos communes, au Département comme à la Région ; de construire des actions, de réaliser des équipements utiles aux populations d’aujourd’hui et de demain.

il faut sortir de cette économie « Casino ».

Nous voulons dire aussi que de l’argent il y en a.

« En 2 décennies, les revenus du capital ont augmenté d’environ 300%,

dix fois plus que ceux du travail. » 

170 milliards d’euros c’est le montant de la trésorerie des groupes du CAC 40. 

172 milliards c’est le manque à gagner total pour l’Etat des allègements accordés aux entreprises dont 30 milliards en exonérations de cotisations sociales

46,2 milliards ce sont les profits des seuls groupes du CAC 40 au 1 er semestre 2011 (+10% sur 2010)

11,4 milliards c’est le montant des cadeaux fiscaux aux plus riches depuis 2007

30 milliards c’est le manque à gagner pour l’Etat, chaque année, de

l’ensemble des mesures d’allègements fiscaux pris par la Droite depuis

2002

Il faut prendre des initiatives fortes pour taxer les revenus de la finance (activités financières, mouvements de capitaux) à l’image de cette taxe Tobin votée ces derniers jours au Sénat qui pourrait rapporter 10 Milliards d’euros, quelle bouffée d’oxygène pour les collectivités locales !

Il faut mettre en place un pôle public financier, déconnecté des marchés de la spéculation pour permettre aux collectivités locales de répondre aux attentes des citoyens.

Il faut un moratoire sur les emprunts toxiques…

Procéder à un audit précis de la dette des collectivités et annuler en conséquence les frais financiers occasionnés par ces taux insupportables.

Ce ne serait que justice face à l’immoralité de ce petit monde de privilégiés, et de hauts fortunés des milieux bancaires et financiers, lesquels ont engrangé, grâce à ces opérations, des centaines de millions d’Euros de bénéfice.

L’Etat lui-même doit rembourser ses dettes, ces 617 millions d’euros comme exemple, qu’il doit au Conseil Général de Seine Maritime. 617 millions d’euros qui seraient d’une très grande utilité pour développer des politiques publiques départementales.”

  

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