Grand Débat National Apporter des réponses aux exigences de justice sociale et fiscale

Motion présentée par le groupe Communiste, adoptée, au CM du 28 janvier 2019

Après un an et demi d’exercice jupitérien du pouvoir, le Chef de l’Etat est confronté à une crise sociale sans précédent, autant sur la forme que sur le fond.

En colère, victime de la raréfaction des services publics, victimes du chômage de masse, de salaires et de pensions toujours plus faibles et menacée dans son quotidien par l’augmentation continue du coût de la vie, une partie du peuple a donc décidé de reprendre la parole et de surgir au coeur de la scène politique et médiatique. Comme nous l’écrivions dans un voeu récent le mouvement des gilets jaunes, dont l’origine est la vie chère et les injustices sociales et fiscales, porte principalement des revendications sociales d’augmentation des salaires, des retraites, des minimas sociaux, du SMIC, le rétablissement de l’ISF, la défense des services publics, la mise en place de référendums citoyens. Revendications portées de longue date par les organisations syndicales qui pour certaines ont appelé à se joindre aux manifestations.

Privé des corps intermédiaires qu’il a consciencieusement désavoués depuis son élection, le Président de la République se retrouve à court de solutions, droit dans ses bottes mais nu face à cette exigence démocratique et sociale qu’il ne comprend pas et appelle  désormais à l’aide celles et ceux dont il entendait jusqu’à présent se passer.

Aussi les élu·e·s locaux sont-ils appelés à jouer, écrit-il dans sa lettre aux français·e·s « un rôle essentiel » dans le débat national qu’il a décidé de lancer en réponse à cette profonde crise qui secoue notre pays. Les élu·e·s locaux en contact direct et permanent avec les populations, avec leurs difficultés n’ont pas attendu pour dénoncer les fractures territoriales, s’insurger contre la casse des services publics de proximité et exiger des Gouvernements successifs qu’ils répondent à la triple urgence sociale, démocratique et écologique. Jamais nous n’aurons été aussi peu entendus que depuis deux ans.

Un débat national est désormais lancé. Il ne peut se limiter aux modalités mises en  oeuvre depuis les bureaux de l’Élysée. Il est de notre responsabilité d’élu.es d’en faciliter l’organisation matérielle, mais il revient au Président de la  République et à son  gouvernement de l’animer, et d’apporter les réponses aux questions soulevées par nos concitoyens.

Partout en France, dans les territoires ruraux comme dans les territoires urbains, nos concitoyen·ne·s, à la faveur de milliers de mobilisations, se sont re-saisis ces dernières semaines de questions essentielles pour notre destin collectif.

Nous sommes à leurs côtés dans leurs exigences de débat et de construction de solutions alternatives à la crise qui secoue notre pays et dont ils·elles sont, bien souvent, les principales victimes. Nous soutenons toutes les initiatives pour que s’expriment les besoins populaires et que se construisent, dans un débat sans sujets tabous, des réponses concrètes.

Nous condamnons toutes les violences d’où qu’elles viennent, qu’elles proviennent de manifestants ou de policiers, qu’elles s’exercent contre des journalistes.

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