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Archive for octobre 2012

Un accident grave s’est produit le lundi 29 octobre sur le pont Mathilde à Rouen. Un camion chargé de carburant à pris feu, heureusement sans conséquences humaines majeures .

Sans aucun doute, la structure de l’ouvrage a souffert. Les conséquences ne sont pas à ce jour encore toutes connues. Elles paraissent cependant importantes.

C’est immédiatement les coupures de communications Internet et téléphone, mais c’est surtout l’arrêt complet de circulation sur cet axe reliant les deux rives de la Seine qui marque le plus la population. En effet, la coupure du pont Mathilde, utilisé par 80 000 véhicules chaque jour, va produire de grosses difficultés de circulation dans l’agglomération. Celles-ci se trouvent aussi accrues du fait que les accès définitifs du pont Flaubert ne sont pas réalisés, il lui est donc aujourd’hui difficile de supporter une telle augmentation du trafic.

Parmi les conséquences, on peut aussi prévoir le coût des remises en service du pont à la circulation. Qui paiera? L’Etat ne pourra fermer les yeux sur ses responsabilités en la matière, en se défaussant sur les collectivités locales. En effet, depuis plus de trente ans, le contournement EST de Rouen est à l’étude. L’exigence de sa réalisation etant de la plus grande actualité, le temps de l’action est venu.

Cette voie nouvelle de circulation reliant l’A28 et l’A13 permettra de faire passer à l’extérieur de l’agglomération rouennaise de nombreux poids lourds, notamment ceux qui aujourd’hui transitent par le centre de Rouen.

Il est primordial que son tracé respecte scrupuleusement l’intérêt des populations, le cadre, la qualité de vie, ainsi que les ressources naturelles. Il ne doit pas couper la zone d’activités Seine-Sud, zone de 800 hectares située sur les communes de Saint-Etienne du Rouvray, Oissel et Tourville-la-Rivière, ni entraver son développement potentiel.


Par ailleurs, chacun le sait, le risque zéro n’existe pas, nous venons d’en avoir la preuve. Aussi faut-il limiter au maximum la circulation du nombre de véhicules de fort tonnage sur nos routes.

Les Elus Communistes et Républicains formulent les propositions suivantes:

Le fleuve peut voir largement son trafic se développer pour le transport de marchandises. C’est vrai aussi pour le ferroviaire, véritable outil au service du développement économique de l’agglomération rouennaise et plus généralement de la Région, avec le triage SNCF de Sotteville-lès-Rouen.

Voilà des pistes que les élus communistes et républicains veulent remettre absolument au cœur du débat sur les déplacements.

Monsieur le Préfet invite les habitants à utiliser au maximum les transports collectifs. Il a raison. Nous proposons donc que cette période transitoire, durant les travaux de réfection du pont, soit mise à profit pour favoriser et développer une politique de gratuité des transports en commun, ce qui, au delà de l’équité sociale, permettrait de limiter la circulation automobile dans l’agglomération. Il convient dès maintenant d’inscrire cette réflexion dans une perspective de réduction durable des trafics automobiles en améliorant l’accès, la cohérence et l’efficacité des réseaux de transports en commun.

Les élus communistes et républicains de la CREA.

Les Conseillers généraux communistes de Seine-Maritime

Le site Grand Rouen lance une pétition Pour la gratuité temporaire des transports en commun le temps de la réouverture du Pont Mathilde. Cette démarche rejoint nos propositions, nous appelons à signer largement cette pétition.

Vous pouvez la signer ici

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Madeleine Ngako est convoquée à la Police de l’air et des frontières. « Pour une audition d’assignation à résidence », explique-t-elle. Avec le sourire. Car elle ira beaucoup plus décontractée depuis qu’elle se sait soutenue officiellement. Camerounaise, Madeleine, qui vit en France depuis 7 ans, est menacée d’expulsion. Mais un retour en Afrique serait dramatique pour son fils Wilfried, deux ans et demi, qui souffre d’une allergie sévère aux œufs et à l’arachide. A l’école Brévière, sur l’île Lacroix, à Rouen, les parents d’élèves se sont mobilisés. Ce samedi 27 octobre, ils ont reçu un coup de pouce officiel. Le maire de Rouen (Seine-Maritime) Yvon Robert a procédé au baptème républicain du petit Wilfried qui se retrouve avec une marraine, Sophie Cart-Granjean, parent d’élève, et pas moins de trois parrains, tous élus de la ville, Olivier Mouret (PS), Didier Chartier (PCF) et Jean-Michel Bérégovoy (Verts). Un parrainage multicolore qui, s’il ne change rien sur le plan judiciaire, devrait le mettre à l’abri d’un aller simple pour le Cameroun…

Source texte et photos Paris Normandie

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La liquidation de Petroplus vient d’être prononcée. Il est parfaitement inacceptable que ce soit les tribunaux de commerce qui décident de l’avenir de nos industries.

Jean Marc Ayrault qui a pourtant déclaré hier à Nantes qu’il refusait le déclin industriel de la France a une fois encore, avec Petroplus, l’occasion de passer des paroles aux actes.
Avec cette décision, le tribunal de commerce de Rouen vient de plonger dans la consternation les 550 salariés de Petroplus et les 2000 familles qui vivent  grâce à l’activité de la raffinerie, depuis plus de 80 ans.
« Mémé », nom affectueux donné par les ouvriers à leur usine qui a fait travailler trois générations de salariés, n’aura pas survécu au coup de poignard des compagnies pétrolières qui préfèrent raffiner à moindre coût en Arabie Saoudite, sacrifiant ainsi humains et écologie au seul profit du fric.

Depuis 10 mois les salariés et l’intersyndicale ont démontré par leurs compétences que l’entreprise était viable et rentable. Ils avaient, avec un repreneur sérieux soutenu par les collectivités locales, déposé un dossier de reprise d’activité. Le tribunal de commerce en a décidé autrement, en liquidant sous la pression des compagnies pétrolières.

Le bilan est lourd pour l’industrie française, après Sodimedical, Florange, Technicolor et toutes les PME-TPE qui déposent le bilan en effet domino.
Petroplus, une des dernières raffineries françaises ne doit pas fermer. L’Etat doit intervenir, y compris en reprenant la main sur l’outil industriel, en nationalisant avec de nouveaux droits d’intervention pour les salariés et les citoyens.
Face aux discours improductifs, il faut des actes politiques forts et courageux pour sauver et garantir un avenir à notre industrie.

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Le gouvernement vient d’annoncer le déblocage de la somme de 200 000 € pour faire face aux problématiques liées à l’hébergement d’urgence sur Rouen.

Par ce geste, le gouvernement reconnait la justesse du combat des travailleurs sociaux réunis au sein du collectif 76 ainsi que leurs soutiens.

Cependant, ces 200 000 € sont largement insuffisant. Ils ne permettront aucunement de faire face aux besoins. Pour exemple, le budget annuel d’un foyer d’accueil comme la Maladrerie est de 690 000 €.

Ce qu’il faut, c’est l’engagement du gouvernement dans une politique nouvelle en matière d’hébergement d’urgence et d’accompagnement social. Les collectivités locales doivent pour leur part prendre toutes leurs responsabilités pour permettre aux associations et travailleurs sociaux d’oeuvrer dans des conditions adaptées aux besoins qui s’expriment sur le terrain.

Les acteurs concernés doivent se réunir de toute urgence, avant l’hiver, pour s’engager durablement dans une politique qui permet de faire face à la situation actuelle concernant l’hébergement d’urgence.

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Rouen, le 1er octobre 2012

Monsieur le Député,

François Hollande, candidat, s’est engagé devant les Français à renégocier le nouveau Traité pour la stabilité, la coopération et la gouvernance, dit aussi Pacte budgétaire, par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Aujourd’hui le gouvernement présente pour ratification au Parlement ce même Traité, rigoureusement inchangé.

Or, l’application de ce traité engagerait notre pays dans des politiques d’austérité renforcée, réduisant encore les moyens pour les services publics, pour l’action sociale, l’éducation, la santé, les transports…

Ces politiques d’austérité imposent déjà à nos voisins européens (Grecs, Espagnols, Portugais, Italiens) des mesures d’une brutalité insupportable qui ne font qu’aggraver la récession et le chômage.

Ce traité prévoit aussi des dispositions « contraignantes et permanentes » pour les Etats ne parvenant pas aux objectifs imposés en matière de réduction drastique des déficits publics qui ne devront pas dépasser 0,5 % de leur Produit Intérieur Brut.

C’est alors la Commission de Bruxelles qui prendra la main sur leurs budgets et déterminera l’orientation de leurs dépenses publiques. Ce traité transférerait ainsi des pans entiers de souveraineté à un organe supranational non élu, au mépris de la démocratie parlementaire et des peuples Européens.

En tant qu’administrations publiques, cette règle des 0,5% affecterait également gravement le fonctionnement des collectivités territoriales, qui auront encore moins de moyens pour investir et développer leurs services, pour subventionner les associations d’utilité publique, pour répondre aux besoins des populations.

Déjà, le Département de Seine-Maritime souffre cruellement du manque des 700 millions d’euros que lui doit l’Etat. La Ville de Rouen elle-même est contrainte d’opérer un certain nombre de choix et de reporter des investissements pourtant structurants et nécessaires.

Ce traité est donc très dangereux. Il engage l’avenir de la France avec des conséquences directes sur la vie quotidienne de nos concitoyens. Il marquera ce que sera ou pas, demain, la politique du changement pour laquelle les Français ont voté en mai dernier.

Sur une question aussi majeure, la démocratie et la transparence doivent être les maîtres mots. C’est donc au peuple d’en débattre et de décider par Référendum, en toute connaissance de cause. En refusant le projet de loi sur le TSCG, vous donnez toutes ses chances à ce débat de pouvoir avoir lieu. Cette exigence est portée par de nombreux députés de différentes sensibilités de la gauche: ceux du Front de gauche, mais aussi de députés socialistes et écologistes.

Aussi nous vous demandons d’exprimer clairement par votre vote la volonté de porter ce débat au devant des rouennaises et des rouennais qui vous ont élu en juin dernier. Nous informerons les citoyens de votre position et notamment les électeurs du Front de gauche qui ont par leur mobilisation contribué à la réelection d’un député de gauche sur notre circonscription.

Section de Rouen du PCF

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