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Archive for décembre 2011

L’énorme pression exercée aujourd’hui sur les collectivités locales conduit leur étranglement. Cela s’explique par le double effet de l’action gouvernementale et de la gestion de la crise financière.

Nicolas Sarkozy avec l’appui de la BCE et d’Angela Merkel, veut faire croire à un grand sauvetage par l’austérité de la zone Euro et de pays en difficulté, austérité qui serait la seule façon de la gérer la crise économique, financière, sociale et environnementale.

L’effet est redoutable pour notre ville avec la charge d’un lourd emprunt toxique de la Royal Bank of Scotland qui aux conditions actuelles nous entraîne vers une dépense supplémentaire estimé à 1,5 million d’euros sur la seule année 2012. Aberrant ce système libéral qui favorise le capital plutôt que le travail. Il est pour nous fondamental de se déconnecter des marchés financiers.

Les Rouennaises et Rouennais n’ont pas à payer de leurs revenus les intérêts d’emprunt au profit d’une banque qui spécule sur le dos de notre collectivité.

Dans le sens de ce que préconise l’Association nationale des élus communistes et républicains, nous sollicitons donc auprès du Maire un moratoire sur le paiement des intérêts des emprunts toxiques de la ville.

Car il ne faut pas aller chercher bien loin pour en être convaincu : l’austérité ne règlera en rien la crise. Au contraire en conduisant à la récession, elle nous y enfoncera toujours plus.

Il faut des changements en profondeur. Dès aujourd’hui nous devons dire notre volonté de faire de la résistance, Nous voulons faire de la politique, de l’économique différemment, avec l’objectif essentiel de répondre en priorité aux besoins humains et non à ceux de la finance !

Nous avons besoin d’un pôle bancaire public qui développe un autre crédit, qui permet des dépenses utiles tant pour les collectivités que pour les entreprises. Une politique de crédit sélectif tourné vers les investissements qui favorisent l’emploi, la formation, la recherche et le social…Cette idée portée par le Front de gauche est le fruit de la convergence des préoccupations des salariés des institutions et des acteurs du mouvement social et politique. On peut envisager de cette façon de reprendre le pouvoir sur les banques ! Notre règle d’or à nous ce ne sont pas les agences de notation, ni l’austérité mais l’Humain d’abord.

Les droits humains, la coopération et la solidarité sont des valeurs que nous défendons. Promouvoir le vivre ensemble, l’intérêt général, le progrès social dans un pays riche comme le nôtre est nécessaire au développement des territoires, au développement humain.

Concernant le volet des recettes. L’impôt est juste quand il pénalise la spéculation financière et quand il favorise le développement social et économique. C’est le sentiment que la contribution fiscale de chacun est équitablement partagée, que personne n’y échappe et que chacun y contribue en fonction de ses moyens.

Dans l’équilibre de nos recettes de fonctionnement, prévoir une grille équilibrée de tarification des repas pris à la cantine par les enfants des familles rouennaises va dans le bon sens. Une tarification sociale c’est juste !

Les conditions de restriction budgétaire dans lesquelles nous développons les politiques publiques ont un impact sur le service public local et sur le personnel territorial. Pour nous c’est une question éthique : nous devons être en mesure d’assurer un climat de confiance, d’ambition des services rendus à la population et non générer de la souffrance, de l’insatisfaction, de la raréfaction des ressources humaines…

Nous notons donc avec satisfaction le maintien des effectifs nécessaires au fonctionnement des services. Cela va dans les sens des revendications légitimes exprimées par les agents, encore dernièrement par ceux des bibliothèques. De la même façon nous soutenons l’engagement de la ville sur la formation des personnels.

Nous veillerons en tout les cas au respect de ces engagements pris. En aucun cas la politique gouvernementale ne doit déteindre sur notre collectivité via une RGPP à la sauce communale.

Après avoir évoqué l’impact sur le personnel, je veux dire aussi combien nos populations vivent des situations de violence où bien souvent les perspectives d’avenir sont extrêmement difficiles.

En direction des habitants, nos dépenses en 2012 seront marquées par des investissements forts, réfléchis, choisis dans des secteurs comme la petite enfance avec la création de crèches auxquelles s’ajoutent un nouveau groupe scolaire sur la rive gauche, des travaux sur les équipements sportifs… Nous soulignons également la politique de développement du logement social soutenant ce droit fondamental.

Des investissements lancés pour rendre notre ville plus agréable à vivre sont à souligner, tels que l’aménagement de la place des Emmurées.

Il y a aussi du positif concernant les efforts faits par  la restauration scolaire en particulier sur l’approvisionnement. Le CCAS mène une politique de soutien aux familles les plus en difficulté, aux personnes en situation d’urgence et la nouvelle résidence est un signe fort d’amélioration en direction des personnes âgées.

Concernant l’agenda 21, les aménagements cyclables très attendus des rouennais marquent une volonté de trouver des alternatives aux déplacements automobiles. Il en est de même à propos de la règlementation de la circulation des poids lourds qui doit nous permettre de mieux vivre et mieux respirer à Rouen.

Pour conclure nous ne cèderons pas à cette asphyxie financière qui pourrait conduire certains à recourir aux options de Partenariat  public-privé ou de Délégation de service public à tout va. Dans le même esprit nous avons exprimé notre désaccord au sujet de ce beau palais des sports financé par de l’argent public et qui se voit nommé par un groupe privé, se transformant ainsi en panneau de publicité.

La maîtrise des finances publiques est une condition majeure de la maîtrise des affaires publiques. Dans cet esprit la lutte contre les inégalités qu’elles soient sociales, territoriales restera notre ligne de conduite pour nous élus communistes et citoyen.

Hélène Klein,  présidente du groupe

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L’association « Droit à l’énergie – stop aux coupures Normandie » est intervenue mercredi 14 décembre pour rétablir le courant au domicile d’une retraitée rouennaise, habitant un immeuble « verre et acier ». L’association est intervenue dans une situation d’urgence, aucun rétablissement du courant n’étant possible avant janvier 2012, malgré les démarches de cette personne en lien avec les services sociaux. Cette personne, retraitée, était contrainte de s’éclairer et de chauffer l’eau avec des bougies: cumulus électrique, chauffage électrique, plaques électriques … Le bureau de l’ association a donc décidé de faire intervenir les Robins des Bois dans cette situation d’urgence. En effet, outre la situation de précarité énergétique inacceptable, nous avons tous en mémoire le terrible accident survenu il y a quelques jours dans le Loiret, où un incendie a causé la mort d’une personne dans une situation similaire. L’association rappelle l’incendie qui a récemment, de nouveau, ravagé un immeuble de type  » verre et acier ». Comme le précise les responsables de l’association, il est temps d’extraire le secteur de l’énergie de la loi du marché et qu’une loi soit enfin promulguée pour garantir le droit à l’énergie pour tous en toute sécurité: c’est un droit fondamental!
Didier CHARTIER Conseiller Municipal délégué à lui écrit au  Président de  Rouen Habitat  pour l’alerter sur cette situation et lui demander «  dans le contexte d’incendies dramatiques que l’on à connu ces derniers temps sur les Verres et Acier de solliciter la direction d’EDF afin qu’elle renonce à toute coupure de courant dans les logements dont le chauffage est électrique.  En effet la privation de chauffage et d’électricité en hiver, qui selon moi n’est pas acceptable, risque de conduire à des solutions précaires avec des appareils type Zippo, réchaud à gaz …dont on connait le caractère éminemment dangereux dans ces immeubles. »

 
 
 

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L’association des  élus communistes et républicains  appelait les élus à manifester  devant la Préfecture  vendredi 9 décembre pour dénoncer l’étranglement financier des collectivités par la politique  gouvernementale.

Une centaine d’élu(e)s communistes, républicains et progressistes, dont le Président du groupe socialiste de la ville de Rouen étaient présents.

A l’issue de ce rassemblement, une délégation était reçue en Préfecture.

Michel Barrier Président de l’ADECR 76 devait déclarer: 

« A l’heure où nous construisons les budgets pour l’année 2012, chacun constate que l’exercice est de plus en plus difficile, coincés entre les deux mâchoires de l’étau, d’un coté, les besoins sans cesse plus criant des populations, et de l’autre les insuffisances budgétaires ( la réforme de la TP, le gel des dotations d’Etat, les transferts de compétences mal compensés…)

L’exercice de l’équilibre est périlleux ! soit diminuer nos politiques de services publics locaux, ou bien, et même parfois les deux , ou d’augmenter la pression fiscale. Telle n’est pas notre conception de la politique !

Pour nous « la règle d’or » c’est « l’humain d’abord », et nous voulons conduire les politiques dans le respect des engagements pris avec les habitants, et qui permette à chacune et chacun d’entre nous dans nos villages, nos communes, au Département comme à la Région ; de construire des actions, de réaliser des équipements utiles aux populations d’aujourd’hui et de demain.

il faut sortir de cette économie « Casino ».

Nous voulons dire aussi que de l’argent il y en a.

« En 2 décennies, les revenus du capital ont augmenté d’environ 300%,

dix fois plus que ceux du travail. » 

170 milliards d’euros c’est le montant de la trésorerie des groupes du CAC 40. 

172 milliards c’est le manque à gagner total pour l’Etat des allègements accordés aux entreprises dont 30 milliards en exonérations de cotisations sociales

46,2 milliards ce sont les profits des seuls groupes du CAC 40 au 1 er semestre 2011 (+10% sur 2010)

11,4 milliards c’est le montant des cadeaux fiscaux aux plus riches depuis 2007

30 milliards c’est le manque à gagner pour l’Etat, chaque année, de

l’ensemble des mesures d’allègements fiscaux pris par la Droite depuis

2002

Il faut prendre des initiatives fortes pour taxer les revenus de la finance (activités financières, mouvements de capitaux) à l’image de cette taxe Tobin votée ces derniers jours au Sénat qui pourrait rapporter 10 Milliards d’euros, quelle bouffée d’oxygène pour les collectivités locales !

Il faut mettre en place un pôle public financier, déconnecté des marchés de la spéculation pour permettre aux collectivités locales de répondre aux attentes des citoyens.

Il faut un moratoire sur les emprunts toxiques…

Procéder à un audit précis de la dette des collectivités et annuler en conséquence les frais financiers occasionnés par ces taux insupportables.

Ce ne serait que justice face à l’immoralité de ce petit monde de privilégiés, et de hauts fortunés des milieux bancaires et financiers, lesquels ont engrangé, grâce à ces opérations, des centaines de millions d’Euros de bénéfice.

L’Etat lui-même doit rembourser ses dettes, ces 617 millions d’euros comme exemple, qu’il doit au Conseil Général de Seine Maritime. 617 millions d’euros qui seraient d’une très grande utilité pour développer des politiques publiques départementales. »

  

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J’apprends avec tristesse et émotion le décès de Michel Bérégovoy.

Avec Michel disparaît un élu et un militant socialiste dévoué à sa ville et fidèle aux valeurs de gauche au sein de son parti.

Son engagement politique est intimement lié à la ville de Rouen et aux rouennais dont il fut l’élu durant presque 30 ans.

En 1983 et 1989 il conduisit les listes de rassemblement des forces de gauche contre le Maire sortant Jean Lecanuet. Siégeant à ses côtés dans l’opposition à la droite au sein du conseil municipal de 1983 à 1995, j’ai pu vérifier et apprécier ses convictions pour la justice et le progrès social, son attachement à l’union de la gauche et au Rouen pour tous.

Son combat persévérant pour rassembler la gauche et les progressistes aura contribué à créer les conditions de l’élection en 1995 d’une nouvelle majorité politique dans notre ville.

Au sein de la nouvelle équipe municipale en tant qu’Adjoint au Maire à l’Action sociale et Vice Président de Rouen Habitat ainsi qu’au conseil général il mena une politique ambitieuse au service et  à l’écoute des plus modestes.

Michel était un homme issu du peuple, un cheminot syndicaliste qui aura accédé aux plus hautes responsabilités électives en devenant Député de Rouen en 1981. Il aura su rester un militant proche de ses camarades et des rouennais, un homme attachant, simple et accessible en toutes circonstances.

Avec lui nous perdons un homme de valeurs et de convictions.

Je perds pour ma part un compagnon de combat en faveur du progrès social avec qui j’ai eu la satisfaction de partager de nombreux moments politiques et cordiaux dans notre ville.

Avec mes collègues du groupe communiste et citoyen je m’associe à la peine de son épouse, de ses enfants et particulièrement de Jean Michel, et leur adresse ainsi qu’à ses proches et à ses camarades socialistes nos condoléances sincères et attristées. 

Didier CHARTIER

Conseiller municipal délégué

Groupe communiste et citoyen

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Déclaration des élu-e-s communistes et citoyens de Rouen

Lors du dernier conseil municipal une redevance de dispersion des cendres a été instaurée par la ville de Rouen à compter du 01/01/2012. Le groupe des élu-e-s communistes et citoyens n’a pas voté la délibération instaurant cette taxe.

En effet, tout en soutenant la volonté de la ville de recueillir dignement les cendres des défunts, il nous a semblé inopportun dans le contexte actuel où le gouvernement multiplie les mesures et les taxes anti sociales que notre ville créée une nouvelle redevance sur celles et ceux, parfois modestes, qui recourent à la crémation et acquittent déjà une Taxe sur la crémation de 596 €.

Nous avons proposé d’autres pistes de financement pour la réalisation des équipements nécessaires, notamment l’utilisation de la redevance versée par le délégataire qui exploite le crématorium et qui est en augmentation du fait de l’augmentation des crémations. Nous avons également proposé une sollicitation de la CREA car le crématorium de Rouen est le seul sur le territoire de notre communauté d’agglomération. De ce fait de nombreux habitants extérieurs à notre ville doivent recourir au service du Crématorium de Rouen et procèdent à la dispersion des cendres des défunts dans le jardin des souvenirs.

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photo paris-normandie

Depuis 2009, le CHU de Rouen a produit les efforts nécessaires pour être éligible au projet « hôpital 2012 ». Malgré cela, l’Etat a décidé de ne pas retenir le plus grand établissement hospitalier public de Seine-Maritime parmi ses priorités et donc de ne pas inscrire les 100 millions d’euros pour 2012 indispensables pour l’avenir de notre hôpital.

Nous sommes révoltés surtout quand nous entendons Xavier Bertrand dire à l’occasion d’une question posée par Daniel Paul lors d’une séance au parlement en octobre 2011 « L’hôpital public, nous y tenons. Nous sommes en train de le moderniser dans l’intérêt des patients ».

Ceci n’est que foutaise car d’une part, les engagements ne sont pas tenus et d’autres part, les patients et les personnels hospitaliers le savent bien : la dégradation de l’hôpital s’amplifie sous l’action de la droite.

Cela s’illustre dans une récente enquête auprès des praticiens hospitaliers réalisée pour le Syndicat national des praticiens hospitaliers anesthésistes-réanimateurs et présentée dans le Quotidien du médecin du 14 novembre 2011. Cette enquête indique des résultats édifiants et alarmants. Le fatalisme est réel quant à l’avenir de l’hôpital public. Par exemple, pour 66 % d’entre eux, c’est « l’économie et la finance » qui définiront l’hôpital de demain.

Ceci n’est vraiment pas glorieux pour notre système de santé. D’où l’urgence d’autres politiques, surtout si la gauche arrive au pouvoir en 2012. Elle devra en premier lieu abroger la loi HPST et modifier profondément les mécanismes actuels de financement des établissements de santé. Il sera temps d’arrêter la casse de l’hôpital public, de cesser de croire au dogme libéral de la réduction des dépenses, d’augmenter les recettes de la sécurité sociale en faisant enfin cotiser les revenus du capital au même niveau que les revenus du travail, de cesser de vouloir appliquer une convergence tarifaire avec l’hospitalisation privée, laquelle n’est pas soumise aux mêmes contraintes, en particulier en ce qui concerne les honoraires médicaux.

Pour le groupe des élu-es communistes et citoyen

Matthieu Charlionet Maire adjoint de Rouen en charge de la santé publique

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Pour sa 29ème édition, le Festival de Rouen du livre de jeunesse a accueilli 23000 visiteurs ce week-end. Les visiteurs ont plébiscité un festival particulièrement lumineux et plaisant, avec à chaque détour de nouvelles découvertes possibles. La présence de nombreux éditeurs, d’associations, des partenaires publics, le programme de rencontres et de conférences extrêmement riche, les espaces réservés aux tout-petits ou aux ados… ont permis la venue d’un public très large et divers. C’est là toute la vocation du festival depuis sa création en 1983 par l’Union Locale CGT de Rouen et l’Association des Amis de la Renaissance : lutter contre l’illettrisme, permettre à tous d’accéder à la culture, donner et redonner le plaisir de lire.

Vocation qui n’est pas celle de l’actuel gouvernement !  L’augmentation de la TVA de 5,5 à 7% sur le livre est une très mauvaise nouvelle pour l’ensemble des acteurs de la chaîne du livre et pour les lecteurs en particuliers. Une taxe supplémentaire que les élu-e-s communistes de Rouen dénoncent,  qui va toucher indifféremment tous les porte-monnaie et  contribuer à creuser plus encore les écarts d’accès aux loisirs et à la culture.

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