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Archive for juillet 2010

Économiste et ingénieur de recherche à l’École des hautes études en sciences sociales (Ehess), militant des Alternatifs, notre ami Jean-Paul Hébert est décédé dans la nuit de mercredi dernier, après avoir mené une longue lutte contre la maladie. Ancien membre de la Commission nationale pour l’élimination des mines antipersonnel, ancien membre du conseil économique de la défense, il fut aussi secrétaire général adjoint de la Ligue des droits de l’homme. Membre de l’équipe du Centre interdisciplinaire de recherche sur la paix et 
les stratégies (Cirpes),  spécialiste des questions de défense et de l’armement  il militait pour la paix et le désarmement nucléaire.

Par son engagement au sein des Alternatifs de Seine Maritime ,  il était présent dans toutes les manifestations  rouennaises et les différents combats pour les droits de l’homme notamment celui en faveur de la cause du peuple Palestinien. Engagé dans les collectifs  anti-libéraux , il agissait en faveur du rassemblement d’une gauche offrant une alternative de transformation sociale et écologique .  Avec d’autres acteurs du mouvement syndical, social et politique il venait de participer à la création de  la nouvelle revue Les Temps Nouveaux dont la parution annoncée en aout ambitionne de travailler au renouveau de la pensée critique du capitalisme et à la reconstruction d’une perspective d’espoir. 

Actif dans tous les combats locaux et nationaux contre la politique de la droite et du capital, il participait il y a quelques semaines encore au Meeting unitaire rouennais à la Halle  aux Toiles pour le maintien de la retraite à 60 ans à taux plein.

Ceux qui l’on cotoyé garderons de lui l’image d’un homme engagé pour le progrés humain , fidèle a ses convictions autogestionaires, unitaire, ouvert et  jovial.

Le groupe des élu-e-s communistes de Rouen salue l’homme et le militant. Il s’associe à la douleur de sa famille et de ses proches et  leur présente toutes ses condoléances.

Les obsèques de Jean-Paul Hébert  se dérouleront samedi 24 juillet ‘à 11h en l’église Notre Dame de la Miséricorde de Mont St Aignan.

Lire les hommages multiples suite à la disparition de Jean-Paul

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Devant le feuilleton affligeant déroulé par le gouvernement, les Français ont la nausée. Chaque jour, des révélations nouvelles nous en apprennent un peu plus sur les liaisons dangereuses entre le « fric » et le pouvoir de Nicolas Sarkozy.

Alors que des millions de Français, frappés par sa politique, peinent à boucler leurs fins de mois, on découvre ce que les dirigeants de la droite, qui occupent aujourd’hui les plus hautes fonctions de l’Etat, doivent à leurs relations avec les premières fortunes de France. C’est écœurant !

Pour échapper à la colère populaire, le marionnettiste de l’Elysée tire des ficelles de plus en plus grosses sacrifiant les uns pour mieux sauver les autres. En réalité, c’est le spectacle tout entier de la politique gouvernementale qui doit s’arrêter.

Le gouvernement doit cesser de passer en force. Sa politique est condamnée. La démocratie doit retrouver ses droits et la dignité sa place dans la conduite des affaires publiques.

Plutôt qu’un jeu de chaises musicales destiné à amuser la galerie sans rien changer, la situation exige du gouvernement trois mesures immédiates.

- L’abandon de son projet de réforme des retraites. Le projet de loi doit être retiré de l’ordre du jour du Conseil des ministres et du Parlement, et le dossier retiré à Eric Woerth.
- Le bouclier fiscal doit être supprimé et les fonds récupérés mis au service de l’emploi public et du pouvoir d’achat populaire.
- Les attaques contre la démocratie doivent cesser et le projet de réforme des collectivités territoriales que le gouvernement cherche actuellement à imposer au Sénat immédiatement abandonné.

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Didier Chartier, élu communiste de la ville de Rouen a présenté, au nom de son groupe, une motion d’urgence concernant la remise en cause du droit à la retraie à 60 ans. Cette motion, soutenue par les élu-es socialistes, a été adoptée.

Le texte de la motion :

Le conseil municipal s’oppose à la remise en cause du droit à la retraite à 60 ans à taux plein qui impacterait négativement les conditions de travail du personnel municipal et le budget de notre collectivité.

L’âge du départ en retraite et son financement recoupent une multiplicité de questions telles que l’emploi, le partage des richesses produites, l’avenir des jeunes et l’activité de celles et ceux qui accèdent à une retraite bien méritée. Ce droit est pleinement inscrit dans les conquêtes sociales de notre pays. Le gouvernement voudrait faire croire que le débat se limite à une question démographique ou comptable et qu’il n’y aurait pas d’autres choix que celui de repousser l’âge de la retraite à 62 ans et plus, et d’augmenter les annuités de cotisations.

Elaboré sans concertation ce projet cumule injustice et inefficacité. Il réussit le tour de force d’avoir contre lui l’ensemble des syndicats et une majorité de Français. La puissance des manifestations du 24 juin dans notre ville et dans le pays en atteste.

Ce projet est injuste car il sera supporté essentiellement par les salariés du privé et du public (22,6 milliards) qui subissent déjà durement la crise alors que les revenus du capital (4,4 milliards) sont épargnés. Il se traduira par une dégradation des conditions d’emploi, du niveau des pensions et touchera plus particulièrement les jeunes et les femmes. Il ouvrira de fait l’espace pour développer la retraite par capitalisation pour le seul profit des banques et leurs actionnaires.

Les collectivités locales seraient elles aussi impactées en cas d’application du projet gouvernemental. Dans un contexte de difficulté budgétaire et de diminution des dotations de l’État, la ville en tant qu’employeur devrait faire face à une hausse des cotisations et à un accroissement de la masse salariale. Les fonctionnaires territoriaux en subiraient les conséquences négatives, par la baisse de leur pouvoir d’achat et par leur maintien en activité prolongé sur des postes pouvant comporter des tâches pénibles.

Le Conseil municipal de Rouen soutient l’exigence d’une réelle concertation avec les organisations syndicales et les citoyens pour élaborer une réforme des retraites basée sur la justice sociale, la solidarité, le développement de l’emploi et des salaires. Il soutient les mobilisations nationales et l’appel du collectif unitaire local de défense des retraites pour exiger le retrait de ce projet.

Il affirme qu’il est possible de maintenir le départ en retraite à 60 ans à taux plein en s’appuyant sur de nouvelles sources de financement qui mettent réellement à contribution les revenus du capital et sur un politique de plein emploi et d’augmentation des salaires.

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