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Archive for février 2009

arton3483-ff04fLe montant annuel de la taxe professionnelle payée par les entreprises aux collectivités locales, que Sarkozy s’apprête à rendre aux patrons dès 2010, s’élève à 29,132 milliards d’euros !

Pour “ alléger ” les charges et favoriser l’emploi. On remarquera d’abord que tous les allègements précédents de charges n’ont ni créé de l’emploi ni empêché les délo­calisations. Et surtout, on mesure l’in­quiétude des élus locaux, perceptible devant cette mesure, prise da façon uni­latérale et sans aucune consultation préa­lable.

Il est des villes où cette taxe assure l’essentiel des recettes fiscales ; que vont-elles devenir ? La solution de rem­placement comme l’écotaxe n’est pas crédible. Tout se passe comme si le gou­vernement, n’ayant pu imposer d’auto­rité la réduction des services publics des collectivités locales, cherchait désormais à l’imposer par la voie budgétaire.

Non seulement les dotations compensa­toires de l’État vis-à-vis des collectivités sont aléatoires dans leur montant, mais le chef de l’État ne les a même pas évo­quées concernant la taxe profession­nelle. Ce qui laisse présager un affaiblis­sement important des budgets des col­lectivités. Les seules variables d’ajuste­ment resteraient donc la taxe d’habita­tion (impôt injuste car il ne tient pas compte des revenus) et la taxe foncière. Pour les élus communistes, il s’agit d’une mesure dangereuse. Seront remis en cause des pans entiers d’action publi­que qui protègent les habitants, confor­tent la solidarité envers les plus fragiles et permettent d’investir…

Les collectivités locales assurent une grande part de l’investissement public. Ainsi, les entreprises ont bel et bien une responsabilité sociale et territoriale et doivent contribuer à l’aménagement et aux services locaux dont elles profitent.

Si une réforme de la fiscalité locale, donc de la taxe professionnelle, est nécessaire, cette réforme doit viser au contraire à élargir son assiette aux actifs matériels et financiers à hauteur de 0,5 %, ce qui rapporterait 22 milliards d’euros .

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cimg1301Près de 500 personnes ont défilé à Rouen ce samedi 21 février à l’appel de nombreuses organisations dont le PCF.

Depuis plus d’un mois, un mouvement populaire de grande envergure se déploie en Guadeloupe et en Martinique. Cette colère bénéficie d’un soutien massif de la population. Elle s’élève légitimement face au mépris du gouvernement, contre des inégalités particulièrement insupportables dans ces départements et pour un relèvement significatif des salaires.

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Derrière l’image carte postale de ces îles, la réalité sociale est bien différente : taux de chômage dépassant les 20%, revenus moyens d’un tiers inférieur à ceux de la métropole, inflation deux fois supérieure et des prix souvent doubles, notamment pour les produits alimentaires.

Pour une majorité de guadeloupéens et de martiniquais, la vie est dure alors même que 1 % de la population y contrôle 90% de l’industrie agro-alimentaire, la moitié des terres et 40% de la grande distribution. Une inégalité sociale poussée à un point d’incandescence et qui aiguise toute les colères dans des Antilles qui n’oublient pas leur passé colonial et l’esclavage.

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Le Parti Communiste Français dénonce la politique du pire pratiquée par le gouvernement aux Antilles, une politique qui joue la carte du pourrissement et de la division contre celle de l’écoute et de la prise de responsabilité. Une attitude irresponsable qui aura déjà eu comme conséquence dramatique, la mort d’un syndicaliste guadeloupéen, tué par balle, à Pointe-à-Pitre (Guadeloupe). Elle est en complet
décalage avec l’esprit de responsabilité du mouvement populaire et l’exigence d’un nouvel avenir portée par toute la population des Antilles.

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Au-delà des premières annonces présentées par le Président de la République, largement insuffisantes, ce qu’il faut maintenant c’est ouvrir de vraies négociations avec le LKP (Guadeloupe) et le Collectif du 5 février (Martinique), à partir notamment des propositions que ces derniers portent depuis le début du mouvement.

Aux Antilles comme en France, la solution à cette crise économique passe notamment par un relèvement significatif des salaires et rompre avec les dogmes libéraux.

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Le débat parlementaire sur la loi Bachelot a débuté le 10 février. Alors que le mouvement de protestation gagne en ampleur, que l’ensemble des organisations représentatives des personnels de santé rejette ce projet gravissime, le gouvernement a donc tenté de passer en force. Les parlementaires communistes mènent la bataille pour contrecarrer ce projet dangereux pour la santé.

cimg1294Les militant-es et élu-es PCF, à Rouen comme partout en France, ont menés de multiples actions pour interpeller l’opinion comme le personnel hospitalier.

À l’heure où, la financiarisation du monde s’avère si néfaste, les communistes jugent nécessaire de promouvoir une autre vision de la santé. C’est le sens du projet A votre santé . Ce document a vocation à évoluer avec le temps et les contributions multiples qui viendront du débat qu’ils engagent. Ainsi, ils espérent contribuer à la discussion collective permettant d’aboutir au retrait de la loi Bachelot, mais aussi à l’émergence d’un projet alternatif progressiste.

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La Guadeloupe est paralysée par une grève depuis 5 semaines, la Martinique depuis 3 semaines, la mobilisation s’organise en Guyane et à la Réunion.

 L’Association Nationale des Elus Communistes et Républicains exprime tout son soutien aux luttes pour l’émancipation et toute sa solidarité aux peuples de la Guadeloupe, de la Martinique, de la Guyane et de la Réunion qui exigent la prise en compte, au plus haut niveau de l’Etat, de leurs revendications.

 

Depuis le début du conflit, le gouvernement démontre son incapacité à prendre en compte les aspirations légitimes des habitants et salariés en lutte pour l’égalité des droits et pour la hausse de leur pouvoir d’achat. En revenant sans cesse sur ses engagements, pris sans aucune concertation, il éloigne chaque jour une issue positive à la crise.

 Les élus communistes et républicains dénoncent l’hypocrisie du Président de la République, qui, malgré de nombreuses apparitions et discours sur la crise économique, financière et sociale qui touche l’Hexagone, n’a pas évoqué une seule fois la situation des départements d’Outre-mer, pourtant en proie à une situation économique et sociale dramatique, et à une crise majeure, comme le démontre la très forte mobilisation des habitants. 

Si la mobilisation a déjà permis quelques avancées, comme la baisse des prix du carburant et la revalorisation des allocations, le Premier Ministre et le patronat refusent toujours de prendre en compte la principale revendication des grévistes : la hausse de 200 euros sur les bas salaires. Selon François Fillon, «  l’État ne saurait se substituer aux partenaires sociaux dans les responsabilités qui leur reviennent », refusant ainsi de participer au financement de la hausse des 41 000 bas salaires de l’île.  

Pourtant, au-delà de l’urgence, il s’agit de redéfinir les bases d’une économie qui jusque là, a oublié les populations et les salariés de Martinique, de Guadeloupe, de Guyane, de l’Ile de la Réunion. Depuis 1975, le revenu moyen des habitants dépasse à peine le minimum nécessaire pour subvenir aux besoins de premières nécessités. Le taux de chômage est plus de deux fois plus élevé qu’en métropole, le coût de la vie est considérablement plus cher.

La situation des salariés, comme celle des habitants en lutte, ne relève pas uniquement des rapports entre les représentants des salariés et du patronat. Elle est le fruit d’une histoire, issue de la période de l’esclavage et des colonies. Elle s’inscrit également dans les choix qui sont fait aujourd’hui pour ces territoires. L’Etat considère-t-il que les départements d’outre mer doivent se transformer en des lieux de consommation touristique, des enclaves ensoleillées où la population locale n’existe pas, ou bien, comme nous le pensons pour notre part, comme des territoires ayant vocation à assurer pleinement à leurs habitants les moyens de vivre décemment ?

Au lieu d’employer la force contre les grévistes et les manifestants, l’Etat français doit donc pleinement jouer son rôle et assurer l’égalité et la continuité territoriale.

L’association des élus communistes et républicains appelle aux manifestations de samedi 21/02/09 dans toute la France. A Rouen la manifestation est prévue à 15h au Palais de Justice de Rouen.

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videosurveillance1Alors, qu’en Angleterre la faillite de la vidéo surveillance est dénoncée, Madame Alliot-Marie débloque 555 millions d’euros pour tripler le nombre de caméra en France. Celles-ci n’évitent que 3% des délits sur la voie publique. Autant dire que cette annonce est injustifiée.

Plus grave que son inefficacité coûteuse cette décision mériterait un débat national, tant les risques de dérive sont sérieux. Dans une note adressée à Mme la ministre de l’intérieur, la CNIL tire d’ores et déjà la sonnette d’alarme.

Garantir l’anonymat dans la rue et les espaces publics est une dimension essentielle de la liberté. Cartes de crédit, télépéages, moteurs de recherche sur Internet… d’ores et déjà nos vies sont mémorisées, disséquées, voire vendues à des opérateurs privés. L’épidémie de fichages finit par menacer les droits de la personne.

Surfant sur une opinion publique dupée par une promesse d’efficacité, le gouvernement de Nicolas Sarkozy avance encore un pion sur l’échiquier de sa politique autoritariste appuyée sur la peur. Politique qu’il convient de plus en plus, de qualifier de liberticide. Il faut sortir de la logique sécuritaire, la meilleure prévention de la délinquance est connue : assurer à tous un emploi, un logement et le respect de la dignité. En outre, la présence humaine (travailleurs sociaux, services publics, îlotiers…) à elle démontrer son efficacité. Ce sont les voies de la raison et de l’avenir.

Read Full Post »

copyright martin-flauxDans le cadre de la grève nationale de l’enseignement supérieur et de la
recherche, pour le défense du statut d’enseignant-chercheur, la défense de la recherche à l’université, et contre la formation au rabais des professeurs des écoles , collèges et lycées, les personnels et les étudiants de l’université de Rouen seront dans la rue jeudi 19 février 2009.

Rendez vous 15h Place de la cathédrale à Rouen.

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lflaubert1Lycée Professionnel Flaubert de Rouen: les élu-es communistes et citoyen apportent leur soutien aux enseignants en grève!

Dans notre académie comme dans tout le pays, les réformes du Gouvernement engagées dans les lycées professionnels (suppressions des BEP et Bacs PRO en 3 ans au lieu de 4) auront des conséquences désastreuses sur les conditions d’accueil des élèves et d’enseignement, sur les possibilités de poursuites d’études et d’insertion dans la vie active. Déjà, dans notre académie et dans notre agglomération, des enseignants sont en grève pour lutter contre ces décisions funestes.

A Rouen, au lycée professionnel Flaubert des Sapins, les enseignants ont cessé le travail depuis le lundi 9 février pour dénoncer les conditions de la rentrée prochaine qui verra une diminution de l’offre de formation et une baisse de la qualité de l’enseignement dont les élèves et les enfants des Hauts de Rouen seront les premières victimes. Les élus communistes et citoyen de la ville sont particulièrement inquiets de cette restructuration et de ses conséquences sur l’avenir des jeunes. A savoir:

La diminution de l’offre de formation :

Les Bacs professionnels en 3 ans créés par la réforme sont beaucoup moins nombreux que les BEP supprimés. Les élèves actuellement en terminale BEP n’auront pas tous les possibilités de poursuites d’étude en Bac Pro au lycée Flaubert et pas non plus dans les autres lycées professionnels. Où iront les élèves qui n’ont pas le BEP? Pourront-ils redoubler? Que vont devenir les élèves qui souhaitaient poursuivre leur formation ?

Tous les élèves n’ont pas le niveau pour intégrer un bac pro. Que deviendront ces élèves ?

Ceci dans une académie où le nombre d’élèves sans diplôme est supérieur à la moyenne nationale!

La baisse de la qualité de l’enseignement :

C’est 3 ans de formation au lieu de quatre. C’est la baisse du nombre d’heures d’enseignement pour les élèves dans toutes les disciplines. Par exemple en maths, 2h par semaine à la place de 4!

La réforme est appliquée à marche forcée sans aucune préoccupation pédagogique : les nouveaux programmes ne sont même pas établis dans toutes les disciplines.

La réforme opère des fusions de divisions et une forte baisse des heures d’enseignement avec pour conséquences une quasi disparition des dédoublements. Ce qui rendra très difficile le suivi de certains élèves en difficultés. Des élèves se retrouveront à 30 dans certains enseignements, là où ils étaient auparavant une quinzaine.

Des élèves de spécialités professionnelles différentes et d’âges différents (des élèves très jeunes, de 16/17 ans et des élèves de plus de 20 ans) se côtoieront dans les mêmes classes.

Ces contre-réformes ne sont en aucune manière des progrès comme tente de nous le faire croire la campagne actuelle de l’UMP. C’est une dégradation programmée des conditions de travail des élèves, des enseignants (quatre postes sont supprimés) et de la qualité de la formation offerte aux jeunes d’un quartier qui ont, au contraire, besoin qu’on leur donne les meilleurs moyens de préparer leur avenir.

Les élu-es communistes et citoyens, attachés à un Service Public d’ Education de qualité, apportent leur soutien aux enseignants en grève et demandent que cette restructuration soit abandonnée

Pascal Langlois, conseiller municipal, MRC.

planglois@rouen.fr

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