Poussant au paroxysme sa logique dans tous les secteurs publics : santé, éducation…, l’Etat ne fait pas plus de cas du secteur social, lui aussi soumis au même régime d’austérité budgétaire. Depuis plusieurs semaines, les travailleurs sociaux de différentes structures publiques et associatives locales alertent sur la gravité de la situation générée par ces baisses constantes de budget alloué aux secteurs social et médico-social, qui affectent leurs conditions de travail et la qualité d’accueil des publics.
L’hébergement d’urgence, l’insertion socioprofessionnelle, sociale et médico-sociale sont ainsi fortement remis en cause, laissant des personnes et des familles en situation de grande précarité sans réponse adéquate et satisfaisante, dans un contexte de dégradation générale des conditions de vie. A Rouen, cela se traduit par la fermeture prévue d’un centre d’hébergement d’urgence, alors qu’un nombre grandissant de personnes, dont des parents avec enfants sont contraints chaque soir de dormir à la rue.
Le Département doit assumer son rôle notamment en ce qui concerne l’hébergement d’urgence. Mais il faut rappeler le rôle prépondérant de l’Etat qui doit octroyer les moyens nécessaires au fonctionnement des structures qui oeuvrent au quotidien auprès de nos concitoyens les plus fragilisés. En effet la politique d’exclusion et de régression du gouvernement actuel porte en premier lieu la responsabilité du développement des situations de précarité. Il est urgent de changer radicalement de politique.
Trbune du groupe – Rouen Mag février 2012