Aux cotés du Maire de Rouen Valérie Fourneyron et de Didier Chartier conseiller municipal délégué au logement social étudiant, le Président du syndicat l’UNEF, était à Rouen cette semaine pour visiter la nouvelle résidence étudiante Barbet de 81 studios gérée par le Crous. Une façon pour l’UNEF d’encourager les efforts fait par la ville de Rouen pour impulser une politique de construction de logements sociaux étudiants. Le loyer pour un studio de 18 m2 sera de 303 € charges comprises.
Il aura fallu la mobilisation des syndicats étudiants en 2007 qui revendiquaient la réalisation de logements sociaux étudiants sur le site de l’ancienne école d’infirmières proche de la faculté de Droit et l’élection d’une nouvelle majorité municipale pour modifier le projet initial qui privilégiait la construction d’ appartements hauts de gamme réalisés par Bouygues Immobilier avec le soutien de l’ancien Maire Pierre Albertini.
L’actuelle équipe municipale a dès le début de son mandat affirmé son ambition de rattraper sur le mandat le retard de notre ville en matière d’offre de logement social étudiant et de permettre plus généralement l’accès pour un plus grand nombre à des logements à loyers modérés bien intégrés dans les différents quartiers.
Loin des effets d’annonce du gouvernement avec notamment la livraison à grand renfort médiatique de containers transformés en logements étudiants au Havre , la ville de Rouen a elle souhaitée favoriser en partenariat avec le Crous la construction de résidences étudiantes de qualité.
L’objectif est en passe d’être atteint avec la construction d’ici à 2013 de 622 logements sociaux étudiants supplémentaires et la livraison pour cette rentrée universitaire de la résidence Barbet et de la résidence Gilles de Gennes sur le Mont Riboudet soit 195 studios. A terme, l’offre de logements sociaux en centre ville approchera les 10% de la population étudiante de la ville.
La visite de Eric Zemmour, Président de l’UNEF dont le syndicat agit en faveur de la construction par le Crous de logements sociaux dans toutes les villes universitaires à permis de rappeler qu’alors que le logement représente près de 50% des dépenses étudiantes, « l’UNEF attend du ministre des annonces d’ampleur et non des coups de communication. Le coût des loyers notamment dans le privé est la principale cause de la précarité étudiante. L’UNEF déplore que le ministre laisse encore les 93% d’étudiants privés de chambre CROUS à la merci des augmentations exponentielles des coûts du loyer, notamment pour les petites surfaces. » .
Malheureusement ce gouvernement est sourd aux difficultés sociales de la jeunesse et vient non pas d’annoncer de nouveaux moyens pour le logement social étudiant, mais la construction de 30 000 places de prison supplémentaires.
